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mercredi 7 mai 2014

Habiter son camping-car, en résidence principale

Habiter son camping-car, en résidence principale


De plus en plus, nous croisons sur les aires des campeurs, célibataires ou en couples, actifs ou retraités, qui déclarent habiter à l'année dans leur camping-car.

On voient ainsi des retraités qui progressivement ont abandonné leur maison car ils ne s'en servaient plus, et migrent comme les oiseaux, cherchant la chaleur en hiver, au Maroc, et la fraicheur en été, en Suède !

On voit aussi de plus jeunes, motivés par un esprit d'indépendance, d'aventure, mais aussi par la difficulté à trouver un logement, à payer un loyer.

J'ai aussi croisé un père de jeunes enfants, fraichement divorcé. Le camping-car lui permet d'aller voir ses enfants distant de 350 km, de les accueillir, et aussi de les emmener en vacances.

Certains salariés itinérants ont fait le choix du cc: la semaine sur le chantier, ou le parking de l'employeur (avec accord de celui-ci, qui souvent fourni l'électricité)

Quel est le meilleur camping-car en résidence principale ?

Neuf, occasion, fourgon, bus aménagé... Le meilleur conseil, avant de vous lancer dans un premier achat, est de louer un camping-car. La lecture de nombreuses revues, les visites dans les salons sont très instructives, mais ne remplace le vécu.

Acheter neuf ? le choix est vaste et difficile. Et parce qu'il est plus facile d'acheter que de revendre, je vous conseillerais, toujours pour un premier achat, de choisir l'occasion, à 50% maximum du prix du neuf.

C'est la meilleure façon de réaliser ce qu'il vous faut vraiment.

Points techniques importants

Un camping-car pour les vacances d'été en famille, ou pour passer sa retraite en couple, n'aura pas les mêmes prestations.

Isolation

Pensez à l'hiver. 35mm de mousse isolante, souvent moins, c'est peu. Veillez donc à ce que toute la cellule soit isolée: les parois bien sûr, le pavillon, mais aussi le plancher. L'idéal étant un double plancher, bien conçu. Inspectez aussi l'isolation de la cabine. Au besoin, taillez et installez un feutre épais au sol, et des occultants sur les vitres.

Une bonne isolation, c'est à la fois plus de confort, moins de pollution, des économies et aussi plus d'autonomie. En effet, par grands froids, la consommation de gaz peut aller jusqu'à 2 bouteilles de gaz par semaine.

Chauffage

Le problème n'est pas tant la puissance, souvent suffisante, que le bruit, la facilité d'entretien, la consommation.
Au gaz, pensez éventuellement à installer un réservoir GPL, par exemple en remplacement d'une des 2 bouteilles de gaz (évitez la bouteille GPL Borel, très chère; on trouve beaucoup moins cher en Belgique).
Avantage du GPL: moins cher au litre, pas besoin d'attendre que la bouteille soit vide pour faire le plein, pas de manipulations.
Au gas-oil (Erbaspacher), prévoyez éventuellement un réservoir plus grand.
Si fourniture de courant 220v, il est possible de se chauffer avec un radiateur céramique, très peu encombrant.

Couchage

Votre lit doit etre confortable, permanent (bannissez tout lit non directement opérationnel genre dinette), et de dimensions suffisantes. Oubliez les couteux "lit tout fait" ou "prêt à dormir", préférez le drap housse et la couette.

Cuisine

Préférez un grand frigo. A absorption, ou à compression si vous êtes équipés d'un groupe électrogène. Coté cuisson, 2 feux suffiront, portez plutôt votre attention sur l'espace de travail, souvent absent. Coté four, il est toujours possible et non ruineux d'installer un four à gaz; un four micro-onde sera très pratique, mais seulement utilisable avec un groupe électrogène ou un raccordement électrique.

Toilettes

Pensez autonomie. Les 17 litres d'une cassette de WC chimique ne tiendront pas plus de 3 jours à 2 personnes (doucement le thé et la bière !). Prévoir une cassette de secours. Plus rare, la solution des wc "nautiques" permet des capacités plus importantes (40 à 80 litres).
Installer une ventilation du réservoir d'eau noires, avec filtration par charbon actif (voir Fabriquer et installer une turbine d'évacuation des gaz de cassette WC.).

Douche-lavabo

La douche séparée semble indispensable, bien qu'il soit dommage de perdre un tel volume, pour une utilisation bridée par le besoin de préserver l'eau. Porte de douche ou rideau ? Pourquoi faire compliqué ? Le rideau est léger, peu couteux, peu fragile, efficace, peu encombrant, facile à utiliser, entretenir et remplacer.
Veillez à la solidité du bac receveur de douche. Souvent en plastique, il peut se fendre par l'effet d'un utilisation fréquente, et entrainer un pourrissement du plancher.

Rangements

De multiples rangement intérieurs sont appréciable. Mais pensez aussi à l'accessibilité, et au volume, si vous voulez ranger objet encombrant: ski, surf, cayak gonflable, vélo pliant. La meilleure solution est alors la soute-garage, que l'on ne trouve malheureusement que sur des véhicules récents.
Un coffre de toit ou arrière peut être une alternative, mais augmente le gabarit.

Energie électrique

Pour qui ceux qui roulent tous les jours, l'énergie n'est pas un problème, les batteries étant alors chargées régulièrement. Le probleme se pose lors des arrêts de plusieurs jours (ou semaines).
Le soleil, par le biais des panneaux solaires, nous offre l'occasion de recharger automatiquement, silencieusement et gratuitement nos batteries. Pourquoi ne pas en profiter ? Un panneau de 75 watts, ou même plusieurs, ainsi que des batteries à décharge lente (mini 100A).
Un panneau+batterie suffit pour être autonome en éclairage+pompe+petits équipements.
Si vous utilisez un téléviseurs ou un ordinateur, prévoir un second couple panneau+batterie.
En hiver, ou par temps maussade, les panneaux photovoltaïques deviennent inefficace. La solution est alors d'utiliser un groupe électrogène (gaz, essence ou gas-oil), si possible silencieux et automatique, ou une pile à combustible (Efoy, au méthanol). Une autre solution est de se raccorder au 220v, par exemple dans les campings (2 à 4 euros/jour).

Energie gaz

Les 2 ou 3 bruleurs de la cuisine auront une faible incidence sur la consommation de gaz. C'est plutôt le chauffe-eau et le chauffage, conbinés ou non, qui consommeront, et ce davantage en hiver. Eté: une bouteille pour 2 mois, hiver entre 2 et 8 bouteilles par mois ! A défaut d'ajouter un réservoir GPL, prévoir un inverseur entre les 2 bouteilles, si possible automatique. Le dispositif "Sécumotion", qui permet d'utiliser le gaz en roulant, ne s'impose pas, à moins que vous ne soyez très mobile.
Une plaque gaz à 2 bruleurs est suffisante, on a rarement l'occasion d'utiliser plus de 2 bruleurs simultanément.

Eclairage

Afin de préserver les batteries, les éclairages d'origine seront remplacés par des éclairages à led de qualité.
Eclairage à led: des reglettes à leds pour remplacer les néons
Eclairages à leds: lesquelles acheter ?
Eclairages à leds: Test des ampoules leds InovTech

Fourgons aménagés

Le fourgon, c'est l'utilitaire tôlé de l'artisan transformé en camping-car. Il présente l'avantage d'être plus maniable et facile à garer, et en contre-partie d'offrir un volume habitable réduit. 

A éviter pour les couples et les grands gabarits. Peut-être la solution pour une personne seule.
A signaler: les fourgons aménagés ne sont pas une solution économique à l'achat que pour ceux qui aménagent eux-meme. En effet, ceux proposés par les constructeurs ou artisans sont souvent plus chers qu'un camping-car à cellule !
Personnellement, j'éviterais le fourgon pour la difficulté d'obtenir une isolation satisfaisante. Les matériaux multicouches très modernes ne sont pas des isolants, mais des réflecteurs.

Capucines

Pour ceux qui veulent plus d'espace, la capucine est la solution, à moindres frais.

L'avantage est la grande couchette capucine, qui sert aussi à ranger, le défaut peut-être la présence d'autres lits permanents qui deviennent alors inutiles (lit superposés ou couchette sur soute). Mais qui se plaindrait d'avoir trop de place ? 

A noter, la présence d'une capucine, par rapport à un profilé, entraine une sur-consommation de carburant de l'ordre d'un litre aux 100 km.

Profilés


Exit la capucine. Avantage: plus discret, plus maniables, moins haut. Veiller à la présence d'un lit permanent.
Le seul lit sur dinette n'est pas envisageable pour une habitation à l'année.


Intégraux


Dans l'intégral, la grande couchette permanente est placée en cabine, et descend grace à des vérins. L'intégral peut donc se passer d'un lit permanent à l'arrière, mais dès lors, il ne peut plus proposer de soute, par exemple pour mettre scooter ou vélos.
Plus cher, il est aussi celui qui offre la meilleure sensation d'espace, pour vaincre la claustrophobie.

En sortant des sentiers battus s'offrent aussi d'autres solutions intéressantes:

la camionnette aménagée

Il s'agit d'un utilitaire léger (moins de 3,5T, permis B) équipé d'une caisse type déménageur. Partant d'un grand volume vide, le bricoleur pourra isoler et aménager à sa guise. 

Autocar ou camion aménagé

2 conditions: être bricoleur et détenteur du permis poids-lourd. Dès lors, l'amateur trouvera facilement et à bas prix des camions ou autocars qu'il pourra aménager très confortablement. De l'espace, de la charge utile pour tout emmener. Le défaut: il ne sera pas toujours évident de trouver où stationner, et la consommation de carburant est importante.

Aspects financiers

Coute-il cher d'habiter en camping-car ? Investir de 10 à 60.000 euros pour ne plus avoir à payer de loyer, de taxe d'habitation est-il un calcul judicieux ?

Bien que les loyers et taxes d'habitation ne cessent d'augmenter, c'est surtout la difficulté de trouver une location que découragent certains. Le problème se pose essentiellement en ville, et dans le sud de la France. En milieu rural, il est possible de trouver à louer une maisonnette pour 300 euros voire moins.
Mais le travail se trouve souvent en ville, et c'est là qu'il est difficile de se loger. Or stationner un camping-car ne se fait pas facilement en ville, hormis dans les terrains de campings

Le tarif est alors, en moyenne:

- emplacement: 7 euros,
- électricité: 3 euros
- taxe de séjour: 0,30 x 2
soit plus de 300 euros par mois...

La solution économique est plutôt du coté des aires de services, des parkings en accès libre et du camping en nature, mais on s'éloigne des cités.

Le choix de vivre en camping-car ne peut être dicté par la nécessité, il résulte d'une envie de vivre autrement.

Aspects administratifs

Gestion du courrier

Vous n'avez plus de domicile fixe. Il serait possible de recevoir votre courrier au camping, par exemple, ou à la poste (poste restante). 

Pour plus de liberté, vous pouvez demander à un ami ou un parent de recevoir votre courrier à son adresse, et de vous avertir des courriers importants.

Pour autant, il n'aura pas à vous inclure dans son foyer fiscal pour le calcul des impôts, des allocations familiales ou des aides personnalisées au logement (APL).

Autre solution: passer par une entreprise de service (http://courrier-du-voyageur.com). Moyennant un abonnement (entre 10 et 50 euros/mois), vous pourrez suivre la réception de votre courrier via Internet, et demander la ré-expédition ou le scan des courriers importants. Egalement, il est ainsi possible de demander le transfert des chèques reçus vers votre banque.

CCAS: Les centres communaux d'action sociale peuvent aussi domicilier votre courrier, et ce gratuitement. Ils sont souvent situés dans les mairies.

Domiciliation fiscale

Il faut bien faire le distingo entre ma gestion du courrier, et la domiciliation, qui est un terme légal.
3 possibilités:

Nomade

Destinée aux gens du voyage, elle n'est pas adaptée à notre situation. Elles s'appuie sur un "livret de circulation", à demander en préfecture, et à faire pointer au commissariat ou en gendarmerie une fois par an.

Sédentaire

Pour les impôts, obtenir des visas, carte grise, vous fournissez une adresse d'un bien immobilier dont vous êtes propriétaire ou seulement locataire. Par exemple un garage dans lequel vous entreposez vos affaires d'hiver l'été, et d'été l'hiver.
Pour ce local, vous payez taxe d'habitation et le cas échéant taxe foncière.

Autre possibilité: vous êtes domicilié chez une connaissance (famille, ami). Dans ce cas, vous intégrez fiscalement le foyer, avec le risque de changer le montant d'impot sur le revenu du foyer, et de suspendre les droits aux aides sociales (APL par exemple).

Semi-sédentaire


C'est la formule la plus adaptée à notre situation. Etant sans domicile fixe, vous pouvez vous faire domicilier dans le CCAS (centre communal d'action sociale) de votre commune, qui se trouve généralement en mairie. Une assistante sociale vous aidera à faire vos démarches (formulaire Cerfa 13482*02, attestation de domicile).

Ceci vous permet de bénéficier de l'ensemble des prestations sociales telles que rmi, cmu, apa, aah, d'obtenir une CNI (carte d'identité), un passeport ou un visa, de voter, d'obtenir une carte grise, d'ouvrir un compte en banque...

Cette domiciliation est également valable pour votre courrier, qui sera reçu au CCAS, et mis à votre disposition (mais pas forcement re-expédié).

A consulter: Démarche à accomplir pour obtenir la domiciliation d'une personne sans domicile stable

Voir articles 51 de la loi 2007-290 du 5 mars 2007 et décrets 2007-893 et 2007-1124.

Banque

Via Internet, il est parfaitement possible (et facile) de gérer son compte courant, ses livrets, de faire des virements. Toutes les grandes banques le font. Par exemple, le Crédit Mutuel avec son service Domiweb.
Votre banque demandera une adresse, ne serait ce que pour adresser les relevés papier: votre adresse de courrier.

Stationner sur terrain privé

Acheter un petit terrain pour y stationner son camping-car peut être une solution. Malheureusement, ceci n'est possible que 3 mois maxi, en règle générale. En étant très discret, ou en accord avec la commune, les choses peuvent s'arranger.

Assurances

Assurance du véhicule

Précisez clairement à votre assureur que le camping-car servira à l'année, et que le lieu de garage n'est pas nécessairement celui de la domiciliation.

Responsabilité civile

Bien préciser à l'assureur qu'il n'y a aucun bien immobilier à assurer, que le contrat ne concerne que la responsabilité civile. Le cout annuel devrait être de l'ordre de quelques dizaines d'euros.

Fabriquer son éolienne et générateur / homemade wind turbine and generator

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mardi 6 mai 2014

Les batteries à usage marine

Les batteries à usage marine



Tout bouge dans le monde des batteries...

Nos réservoirs à énergie électrique sont en pleine mutation.

De l'antique batterie à plomb aux dernières générations de batteries lithium, il y a un monde, aussi bien en capacité, décharge, nombre de cycles, qu'en poids et surtout en prix.
Nous évoluons d'ailleurs de plus en plus du simple accumulateur vers un système sophistiqué de gestion électronique et informatique intelligente de l'électricité à bord !
De même, les possibilités de meilleur usage, désulfatage et entretien des batteries ne sont pas encore suffisamment exploitées...

Les batteries AGM

(Absorbed Glass Mat)

Usage conseillé

Batteries de servitude à recharge solaire ou éolienne.

Généralités

Dans cette technologie de batterie, l'électrolyte est absorbé et donc immobilisé dans des buvards en fibre de verre (boro-silicate), placés entre les électrodes.

Le processus de recombinaison des gaz est différent du cas des batteries ouvertes : les molécules d'oxygène diffusent à travers les tissus-séparateurs, des électrodes positives vers les électrodes négatives pour y former de l'eau (jusqu'à 99 % de l'hydrogène et oxygène peut être recombiné en eau).

Fabrication et sécurité

Les alliages Pb - Ca et Pb - Ca - Sn sont utilisés pour construire les batteries AGM car ces combinaisons permettent de limiter l'électrolyse de l'eau (peu de dégazage).

Malgré leur étanchéïté, les batteries AGM sont pressurisées et sont équipées d'une soupape : quand la pression devient trop importante (surcharge, température élevées...), les gaz s'échappent.

Elles n'aiment donc pas la chaleur, qui diminue leur durée de vie.

Avantages des batteries AGM

- l'étanchéité

- pas d'entretien, pas d'ajout d'eau distillée ; sécurité renforcée par rapport aux batteries plomb ouvert.

- des plaques toujours planes

car leur association avec le séparateur en mat de fibre de verre qui présente une très faible résistivité, optimise la faible résistance interne de l'accumulateur (quelques milli Ohms).

Cette faible résistance interne des batteries AGM leur permet de supporter des vitesses de charge et de décharge très élevées, jusqu'à 4C.

Autre intérêt de la très faible résistivité des batteries AGM, un rendement faradique de 96 à 98 % alors que pour les batteries ouvertes, il est de l'ordre de 90 %.
- un faible taux d’autodécharge

de l’ordre de 1 % à 3 % par mois, ce faible taux permet un entreposage durant de longues périodes sans recharge contrairement aux batteries plomb acide ouvertes standard.
- une bonne résistance aux chocs et aux vibrations

Les plaques des AGM étant étroitement comprimées et solidement fixées par le haut et le bas dans la cellule, ce montage est nettement supérieur - à cet égard - aux batteries conventionnelles.

Inconvénients des batteries étanches AGM

- une faible durée de vie en cyclage

C'est le principal inconvénient des batteries AGM lié en partie à la stratification de l'électrolyte.

Les fabricants de batteries ont tentés de remédier à ce souci en créant des gammes de batteries AGM cycliques (plaques et séparateurs plus épais, plaques + denses...), mais leur performances restent inférieures à celles des meilleures batteries Gel type Sonnenschein.
Ces batteries AGM à décharge profonde comme la gamme DISCOVER supportent la décharge à 100 % et retrouvent leur capacité nominale si le temps de maintien déchargé est court.

Ce n'est pas du tout le cas des batteries AGM stationnaires standard : la recharge s'effectue mal et les batteries perdent de leur capacité (ne jamais dépasser 80 % de décharge)

Ce grave inconvénient provoque la perte de nombreuses batteries AGM dans les systèmes solaires quand elles sont utilisées avec des convertisseurs de mauvaise qualité. La tension de coupure peut être de 10,5 V et la batterie est totalement déchargée. Au bout de quelques événement de ce type, c'est la fin opérationnelle de la batterie.

Ce problème survient surtout pour les AGM dont la durée de vie en floating est de 5 à 6 ans (les moins chères des AGM qu'on trouve souvent dans les kits solaires)...
- un risque de concentration en acide de l'électrolyte

Les batteries AGM étant des batteries étanches, souffrent de la perte progressive de l'eau de leur électrolyte, ce qui conduit à l'acidification de l'électrolyte et des taux de corrosion plus importants ; d'où l'intérêt d'avoir des modèles avec les tissus des séparateurs épais, pour lesquels la quantité d'électrolyte est grande, ce qui augmente la durée de vie des batteries.

La perte de l'eau se produit lors des surcharges : pour les éviter, l'emploi d'un régulateur de qualité est essentiel pour augmenter la durée de vie des batteries AGM (ceci dit, les batteries Gel sont encore plus sujets à ce problème).

Conseils

Pour des applications cycliques et /ou en décharge profonde porter son choix de préférence sur :

- des batteries AGM dont la durée de vie en floating est de 10 ans et +,

- des batteries AGM cyclique (Gamme NPC Yuasa ou équivalent)

- des batteries AGM à décharge profonde type DISCOVER

Attention

Comme toutes les batteries Plomb, les batteries AGM sont très sensibles à l'élévation de la température : toute augmentation de celle-ci de 10°C divise la durée de vie des batteries AGM par 2.

Une batterie AGM ayant une durée de vie en floating de 10 ans à 20 °C aura une durée de vie de 5 ans à 30°C.

Mais alors que dans le cas d'une batterie ouverte, on peut rajouter de l'eau, ce n'est pas le cas pour les batteries étanches ==> le chargeur ou le régulateur de charge doit prendre en compte la température lors du processus de charge (baisse de la tension de floating en fonction avec la température...) afin de limiter les risques de surcharges.

Les batteries Lithium-Ion

Définition

Un accumulateur Lithium est une technologie de stockage d'énergie de la famille des accumulateurs électrochimiques, dont la réaction est basée sur le lithium.

Intérêt

- des batteries moins lourdes et plus petites

Cette technologie offre la plus forte énergie spécifique (rapport énergie / masse) ainsi que la plus grande densité d’énergie (énergie / volume).

- des batteries plus durables

Les batteries au Lithium peuvent fonctionner jusqu'à 15 ans (aéronautique, véhicules hybrides, systèmes de secours). Les satellites Galiléo sont d'ailleurs équipés de batteries Li-Ion SAFT d'une durée de vie vérifiée de douze ans.

Un peu de technique

On distingue la technologie :

- Lithium-Métal où l'électrode négative est composée de lithium métallique,

- Lithium-Ion (Li-Ion), où le lithium reste à l'état ionique grâce à l'utilisation d'un composé d'insertion aussi bien à l'électrode négative (généralement en graphite) qu'à l'électrode positive (dioxyde de cobalt, manganèse, phosphate de fer).

Contrairement aux autres technologies, les accumulateurs Li-ion ne sont pas liés à un couple électrochimique. Tout matériau pouvant accueillir en son sein des ions lithium peut être à la base d'un accumulateur Li-Ion.

D'où le grand nombre de variantes de cette technologie...

- Lithium-Polymère (Li-Po), une variante d'accumulateur Lithium-Ion.

CARACTERISTIQUES PRINCIPALES des BATTERIES LITHIUM

- Energie / Poids , Entre 100 et 200 Wh/kg
- Energie / Volume , Entre 200 et 400 Wh/L

- Rendement charge / décharge , 99,9 %
- Autodécharge , De 4 à 8% par mois

- Durée de vie , Maximum testé : 12 ans

- Nombre de cycles de charge , entre 800 et 3.000

- Tension nominale par élément , 3,6 V ou 3,7 V par élément

* Les fourchettes indiquées s'expliquent par les variantes dans la conception de ces batteries.

Dans le cadre d'une utilisation régulière, il est préférable de ne pas décharger ces batteries au-delà de 80 % de leur capacité ; les 20 % restants sont considérés comme une sécurité, un peu comme la réserve d'un réservoir de carburant.

Avantages des accumulateurs Li-Ion

- possèdent une haute densité d'énergie pour un poids très faible, grâce aux propriétés physiques du lithium (très bon rapport poids/potentiel électrique). Ces accumulateurs sont donc très utilisés dans le domaine des systèmes embarqués.

- ont une faible autodécharge (moins de 10 % par mois)

- ne nécessitent pas de maintenance

- ne présentent aucun effet mémoire.

Inconvénients des accumulateurs Li-Ion

- profondeur de décharge : ces batteries s'usent moins vite lorsqu'elles sont rechargées tous les 10 % que lorsqu'elles le sont tous les 80 %.

- courants de charge et de décharge admissibles plus faibles qu'avec d'autres technologies.

- nécessitent quelques précautions.

Attention !

Comme pour tous les accumulateur mal utilisés, cette technologie présente des dangers potentiels ; notamment, ces batteries peuvent se dégrader en chauffant au-delà de 80°C en une réaction brutale et dangereuse.

Il faut donc :

- Ne jamais mettre en court-circuit l'accumulateur, inverser les polarités, surcharger ou percer le boîtier.

- que les batteries soient toujours équipées d'un circuit de protection empêchant une charge ou une décharge trop profonde, d'un fusible thermique et d'une soupape de décharge.

- que la charge respecte des paramètres précis,

- que les éléments ne descendent jamais en-dessous de 3 V.

Les batteries Lithium-Polymère

Il s'agit en fait d'une appellation commerciale du "Lithium-Ion-Polymère" où l'électrolyte est un polymère gélifié.

Les batteries Li-Po (ou "Li-Poly") utilisent un principe de fonctionnement semblable aux batteries Li-ion et ont des caractéristiques proches, tout en présentant quelques différences.

Avantages des Li-Po par rapport aux Li-Ion

- les Li-Po peuvent prendre des formes fines et variées,

- les Li-Po peuvent être déposées sur un support flexible,

- poids allégé (le Li-Po permet parfois d'éliminer l'enveloppe de métal lourde),

- les Li-Po sont plus sûres que les Li-Ion (plus résistantes à la surcharge et aux fuites d'électrolytes),

- les Li-Po autorisent plus de cycles de vie.

Inconvénients des Li-Po par rapport aux Li-Ion

- densité énergétique un peu plus faible que les Li-ion de dernière génération,

- les Li-Po sont un peu plus chères que les Li-Ion,

- les charges sont soumises à une procédure stricte sous peine de risque d'inflammation.

Une batterie Lithium-Polymère n’est pas plus dangereuse qu’une autre batterie rechargeable dès lors qu'elle est de bonne qualité et utilisée correctement.

Attention :

Certaines batteries Li-Po sont vendues sans circuit de protection et doivent donc être manipulées avec une grande précaution.

Les éléments indispensables à la bonne gestion d'une batterie Li-Po

Un système d'accumulateurs Li-Po industriel doit impérativement comporter les composants suivants : un BMS, un PCM, un équilibreur et un chargeur dédié.

Le BMS (Battery Management System)

Il gère la charge et la décharge de la batterie car il ne faut jamais charger un élément "Li-po" à plus de 4,20 V et le décharger à moins de 2,5 V.

Ce composant BMS est capital sur une batterie Li-Po et sa qualité est essentielle à la durée de vie de ces accumulateurs très technologiques.

Le PCM (Protection Circuit Module)Il s'agit d'un module lié à chaque cellule qui contrôle en permanence leur tension.

En cas de dépassement des seuils haut (4,2 V) ou bas (2,5 V), le PCM envoie un signal au BMS.

Equilibreur

En cas de déséquilibre de tension entre éléments d'une même batterie, c'est l'élément de tension la plus basse qui déclenche l'arrêt de la décharge, même si les autres éléments contiennent encore suffisamment d'énergie.

Plus ce déséquilibre s'accentue, plus l'énergie disponible diminue.

Le remède consiste à ramener tous les éléments à la même tension.

C'est le rôle de l'équilibreur de décharger les éléments les plus pleins pour se caler sur la tension de l'élément le plus faible.

Une fois ces tensions ré-équilibrées, la charge de l'ensemble de la batterie peut continuer.

Les batteries Li-Ion industrielles

Il existe des accumulateurs Li-Po industriels de grande puissance qui sont très stables et performants, grâce à une chimie plus travaillée, une gestion électronique poussée et un système d'équilibrage des éléments élaboré. 

De plus en plus d'industriels ainsi que les militaires, utilisent des batteries Li-Po dans de nombreux systèmes nécessitant des systèmes de stockage d'énergie nomades performants.

Contrairement aux produits grand public (qui s'usent même quand on ne s'en sert pas), les batteries Li-Po industrielles sont mieux protégées et présentent bien moins de risques de corrosion interne induisant une augmentation de la résistance ; d'où :

- une bonne sécurité et une fiabilité vérifiée,

- une élévation de température inférieure à 30°C au cours d'un cycle.

- une durée de vie largement supérieure à 5 ans avec un nombre de cycles entre 800 et 1200.

Les batteries Li-Po industrielles

La firme KOKAM fabrique depuis longtemps des batteries pour les modèles réduits (voitures, bateaux, avions) ainsi que pour les téléphones portables, caméscopes, PDA, ordinateurs portables...

Cette entreprise a mis au point une technologie spécifique (the Superior Lithium Polymer Battery, SLPB) qui est utilisée dans un grand nombre de véhicules électriques : vélos, scooters, bateaux, voitures, avions légers et ULM.

Les chargeurs

Ce type de batterie exige également des chargeurs spécifiques, permettant l'équilibrage et la gestion des cellules.

Il est d'ailleurs conseillé de recharger ses batteries immédiatement après la décharge, afin de toujours les stocker chargées.

Pour indication, avec les cellules Li-Po industrielles, la recharge complète d'une batterie de 3 kWh ne prend qu'1h30. Les batteries sont utilisables tout de suite après recharge.

Le chargeur doit être spécialement dédié à la charge des batteries Li-Po. La charge se fait à intensité constante jusqu'à obtenir une tension de 4,2 V par élément, puis elle se poursuit à tension constante jusqu'à ce que l'intensité de charge passe en dessous de C/20 (le vingtième de sa capacité nominale).

Pour les cellules LiPo industrielles, la charge peut intervenir immédiatement après utilisation. La recharge complète d'une batterie de 3 kWh prend 1h30. Les batteries sont utilisables tout de suite après recharge.

Remarque générale

La question est souvent posée : faut-il laisser les batteries en charge (branchées sur un chargeur 220 V) en permanence lors d'une période longue d'inutilisation (hivernage par exemple) ?

Sauf à avoir un système de charge autonome (photovoltaïque ou éolienne de bord avec gestion intelligente de la charge) il vaut mieux recharger en surveillant pendant une demi-journée chaque mois ses batteries, que de les laisser en charge permanente ; en effet, outre une consommation électrique importante, cela risque d'exposer votre bateau à l'électrolyse (coque et/ ou groupe propulseur), et à des accidents électriques.

L'avenir des batteries Lithium


De nouvelles technologies de batteries ayant une énergie massique bien supérieure aux Li-Po sont actuellement en cours d'essai dans les laboratoires, et en phase de pré-industrialisation pour certaines.



COMPARATIF CAPACITES TECHNOLOGIES ACCUMULATEURS
Technologies disponibles
Energie massique en Wh/kg
Plomb (Pb)
30
Nickel - Cadmium (Ni-Cd)
50
Nickel – Zinc (Ni-Zn)
80
Sodium – Chlorure de Nickel (Na-NiCl)
85
Lithium – Ion (Li-Ion) 1ère génération / 1992
90
Sodium - Soufre (Na-S)
107
Lithium Métal Polymère (LMP) / 2004
110
Lithium – Polymère (Li-Po) 1ère génération
120
Lithium – Ion (Li-Ion) 2ème génération / 2000
150
Lithium – Polymère (Li-Po) 2ème génération
170
Technologies en cours de développement
Energie massique en Wh/kg
Zinc - Argent
200
Lithium - Manganèse
300
Lithium - Soufre
300
Lithium - Vanadium
350
Poudre de céramique aluminium
680

Les recherches s'intensifient ces dernières années avec le développement des motorisations électriques...

La batterie Lithium-Air (ou Lithium-Oxygène), qui utilise l'oxygène de l'air pour fonctionner, pourrait apporter une avancée technologique majeure.

En effet sa densité d'énergie peut potentiellement atteindre 5 kWh/kg, et en pratique (vérifiée en labo), mesurée autour de 1,7 kW/kg.

Ce serait donc environ 10 fois mieux que les modèles actuels !

Représentation comparative du rapport poids/capacite des batteries

Comparatif des énergies massiques de batteries (mai 2009)

Avant de sauter le pas !

Le bon choix

Il convient de faire le bon choix (ou compromis) selon votre usage envisagé entre deux types de batteries :

- les "haute capacité",

- les "haute puissance".
BATTERIES "haute capacité"
- Tension nominale : 3,7 V
- Tension maximale : 4,2 V
- Energie massique = 170 Wh/kg
- Capacité = 40 Ah
- Charge sous 1 C max
- Décharge sous 1 C en continu (3 C en pic)
BATTERIES "haute puissance"
- Tension nominale : 3,7 V
- Tension maximale : 4,2 V
- Energie massique = 130 Wh/kg
- Capacité = 40 Ah
- Charge sous 3 C max
- Décharge sous 5 C en continu (10 C en pic)
* C = capacité de charge nominale.

Précautions

L'énergie électrique n'est ni plus ni moins dangereuse que les carburants traditionnels, car un feu de bateau qu'il soit d'origine hydrocarbure ou électrique est toujours dévastateur !

Il suffit de respecter quelques règles basiques pour une utilisation en toute sécurité :

Pas plus qu'il ne vous viendrait à l'idée de fumer à proximité du réservoir, mettre une prise de masse lorsqu'on fait le plein ou utiliser un carburant inadapté et de mauvaise qualité… Les utilisateurs de batteries de traction doivent respecter des règles simples :

- ordre correct des connexions,

- batteries de bonne qualité et homogènes (type, année, charge...) (*),

- vérifier le niveau d'électrolyte pour les batteries conventionnelles au plomb (**),

- absence de court-circuit,


- connexions parfaites...



(*) Ne jamais jumeler des batteries de type et ancienneté différents au risque de voir en quelques heures la meilleure perdre sa capacité.
(**) La photo ci-contre correspond au résultat d'une batterie rechargée de façon intensive alors que 2 de ses éléments (à droite) n'avaient plus suffisamment d'électrolyte...

Conseil de bon sens

A moins que vous soyez "pété de tunes" (qui peut investir plus 2500 € HT actuellement pour 270 Ah ?), faites vos armes avec de bonne vieilles batteries traction au plomb dans un premier temps, quitte à tenter l'expérience des batteries AGM (proposées à un prix devenu abordable) parfaites en batteries de servitude ; en effet, les nouvelles batteries Lithium sont dans les tuyaux et non seulement leurs performances vont faire en immense bon en avant, mais leur prix va chuter pour devenir enfin accessible aux bourses de la majorité des plaisanciers.

Merci à Electravia et à Emotor pour leurs données et graphiques.

La régénération professionnelle des batteries


Il existe maintenant des centres de maintenance industrielle agissant dans le sens du développement durable, en régénérant les batteries.

Dans un premier temps la batterie est diagnostiquée à l'aide d'un testeur spécialisé qui met en évidence les anomalies, et indique si celle-ci est compatible avec sa régénération.

Petit rappel

On ne peut recharger une batterie que si le sulfate de plomb qui recouvre les plaques reste au contact de ces plaques ; s'il est tombé au fond de la cuve, c'est fini !

Vous en concluerez également, qu'un maniement "délicat" de vos batteries déchargées évitera à cette couche de sulfate de plomb un décollement mécanique.

Applications

Batteries au plomb

C'est la sulfatation qui détériore avant tout les batteries au plomb.

Adapté aux batteries : stationnaires, marines, camion, auto (démarrage) ainsi qu'à toutes les batteries de tractions ou de chariot élévateur.

Permet de rénover les batterie de 24 V ou 48 V (ou 2 x 24 V en série), de capacité comprise entre 100 et 3000 Ah.

Batteries au Nickel

Les batteries au Nickel NiCD (Nickel Cadmium) ou NiMH (Nickel Metal-hydrure) subissent un phénomène de cristallisation interne qui se forme lorsque la batterie n'a pas été suffisamment déchargée. La cristallisation se matérialise par la formation de sulfate et devient permanente entre 3 à 4 mois après sa formation ; elle se traduit par une perte de capacité.

La régénération

Le processus de régénération consiste en l'envoi de micro-impulsions de forte puissance (jusqu'à 13 A) avec une tension max par élément de 2,6 V.

Cette action va réduire la résistance interne de la batterie et la ramener à la normale, ce qui permettra à la batterie d'être chargée normalement ensuite.

La pleine capacité de la batterie sera atteinte après quelques cycles de charges/ décharge.

La durée de cette opération va de 24 heures, pour une régénération d'entretien à 72 heures, pour une régénération de reconditionnement.

Résultats obtenus

- Restitue leur capacité originelle aux batteries sulfatées,

- augmente la durée de vie de la batterie qui peut même être doublée (en effectuant régulièrement une régénération d'entretien),

- assure une utilisation plus longue de la batterie entre deux charges,

- diminue le temps de charge (résistance interne réduite),

- réduit le nombre de cycles de charges pour un même rendement grâce à une charge plus complète à chaque recharge.

Intérêt écologique

- réduction des collectes et de la destruction des batteries,

- réduction des déchets à la fabrication comme à la destruction de batteries de remplacement,

- diminution importante de l'énergie grise nécessaire à la fabrication et au transport de nouvelles batteries,

- réduction du gaspillage des matières premières et des importations...

Cette démarche peut également être entreprise pour l'entretien préventif et la maintenance de vos batteries de démarrage, de servitude ou de traction.

Tarifs

C'est également l'occasion de réduire les coûts de renouvellement de votre parc de stockage d'énergie.

- la régénération de batterie garantie 12 mois se facture à 40 % du tarif de la batterie neuve,

- la régénération de batterie garantie 24 mois se facture à 55 % du tarif de la batterie neuve.

Vous avez également la possibilité d'acheter ces équipements, mais ce n'est pas donné * (417 € pour le testeur, 1799 € pour le désulfateur, 5889 € pour le régénérateur pro).

* il s'agit de prix indicatifs.

Les petits régénérateurs / désulfateurs de batteries

Compte-tenu d'une demande en augmentation et des prix dissuasifs constatés tant des appareils que des traitements professionnels, quelques firmes se sont lancées dans l'étude et la commercialisation de petits montages électroniques sensés obtenir le même résultat.

Principe

Ces appareils proposent d’augmenter la durée de vie des batteries solaires, stationnaires, marines... en émettant des impulsions électrique réglées sur la fréquence de résonance du sulfate de plomb pendant un certain nombre d'heures (en fonction de l'état et de la puissance de la batterie).

L'effet de ce traitement va dissoudre les cristaux qui sont déposés sur les plaques intérieures de la batterie.

En d'autres termes, le "pulseur" éviterait la cristalisation du sulfate tout en "détruisant" les cristaux qui auraient tendance à se reformer à la décharge.

Pour compléter cette désulfatation, il est prévu d'ajouter à l'électrolyte un agent de nettoyage chimique (SULFASODIUM) par exemple.

Particularité

L'originalité de ce dispositif est d'être branché et installé à demeure (avec un adhésif double face fourni) sur la batterie en cours d'usage ; ainsi, plutôt que de désulfater la batterie lorsqu'elle est à genoux, cette opération est réalisée régulièrement pendant le temps où la batterie n'est pas sollicitée électriquement.

La régénération est donc entièrement automatisé et sans intervention particulière.

Caractéristiques techniques- Entrée Voltage : 11,5 – 17 V

- Output current range : 1,6 A (pk)

- Plage de Fonctionnement : 12,5 V

- Indicateur de fonctionnement : LED verte

- Indicateur de Faible Voltage : LED rouge

- Dimensions : 25 mm x 78 mm x 60 mm

- Protection Inversion Polarité

- Protection Court-Circuit : 3 A autoreset

- Type connexion : Cosses UL1015

Limites

Les limites indiquées par le fabricant sont les suivantes :

- pour batterie de moins de 10 ans,

- inefficace pour les batteries ayant des cellules "court-circuitées" (définitivement HS),

- inefficace pour les batteries dont le voltage ne dépasse plus 10,5 Volts après recharge,

- déconseillé fortement sur des batteries dont le boîtier est endommagé (fissures, bombage), ou avec des batteries dont l’électrolyte a gelé.

Prix

Sur Internet : environ 40 €.

Notre avis

Au prix du remplacement des batteries ou de leur régénération professionnelle, l'appareil a l'air intéressant et économique, mais comme nous n'avons pas encore eu l'occasion de le tester, il est difficile d'émettre un avis sur la réalité des résultats avancés, ainsi que sur leur durée dans le temps.

Il nous semble cependant, présenter une puissance de choc d'impulsion un peu faible avec les batteries utilisées en marine (souvent de capacité supérieure à 100 Ah) et demanderait de multiplier l'achat lorsqu'on est équipé d'un parc de plusieurs batteries en servitude (installation photovoltaïque par exemple).

Enfin, ne vous attendez pas à des miracles, car lorsque les dépôts de fond de cuve sont importants, les plaques sont définitivement en court circuit !

Retour des internautes

De manière générale, la majorité des retours d'expérience consultés sur les forums indiqueraient une efficacité "toute relative".

Astuce

On voit parfois sur certains fils de forum évoquée une méthode pour récupérer une batterie sulfatée (si évidemment elle n'est pas en court circuit !) ; elle consiste à :

- la vider de son acide,

- de le remplacer par de l'eau distillée,

- de la charger.

Au fur et à mesure que le sulfate se réduit, le taux d'acide remonte et l'électolyte se recrée.

Notre avis

Nous avons tenté l'expérience sur une batterie de 90 A.

Au bout de plusieurs jours de charge (à 5 A car au delà, le chargeur se mettait en sécurité) selon cette méthode, le maximum obtenu a été 8,5 V et 15 A.

Le fait de rajouter de l'acide à concentration normale dans une batterie sulfatée dont le taux d'acide a baissé aboutit au résultat inverse ; en ce cas vous l'achevez irrémédiatement.

Autre corolaire de cet effet : on peut augmenter la durée de vie d'une grosse batterie utilisée à faible puissance en remplaçant une partie de l'électrolyte par de l'eau distillée pour diminuer sa concentration en acide.

Entretien des bornes

Des bornes oxydées (résultat des vapeurs acides sur le plomb) fréquentes sur les batteries anciennes, mal chargées et en présence d'humidité, sont une cause de perte électrique.

Il convient donc de les nettoyer, si ce stigmate n'est pas le signe d'une batterie en fin de vie.

Le recours à la brosse métallique peut être remplacé avantageusement par une immersion dans l'eau bouillante additionnée de bicarbonate de soude (pour les cosses) et le nettoyage avec un chiffon imbibé de cette préparation (pour les bornes) ; ce traitement présente la propriété de dissoudre le sulfate de plomb.

Ensuite, le fait d'enduire les bornes et leurs cosses à la vaseline, prolongera leur protection.

Enfin, la carcasse d'une batterie doit impérativement être sèche, afin d'éviter le passage de tout courant non utile entre les bornes.

L'hivernage des batteries

Autant les propriétaires de bateaux n'oublieront pas d'hiverner leur moteur et leur circuit d'eau sanitaire, autant beaucoup d'entre eux ne savent pas précisemment comment s'occuper de leur batterie hors saison.

Certains les enlèvent et leur font passer l'hiver dans leur garage.

Lorsqu'il s'agit de batteries plomb de 60 kg, c'est généralement vite vu !

Est-ce vraiment mieux que de les laisser à bord ? Ce n'est pas forcément le cas.

Ce qui intervient plus, c'est de les recharger environ tous les mois pendant une quinzaine d'heures, et bien sûr avec un chargeur adapté au type de batterie et à sa capacité.

Attention

La recharge d'une batterie au plomb dégage une quantité importante d'hydrogène ; il faut donc ne pas le faire dans un local sans ventilation et ne pas engager d'activité susceptible de provoquer des étincelles avant une aération complète.

Une proposition

Un avenir durable amènerait à fabriquer et distribuer des batteries démontables.

En effet, dans une batterie, il n'y a qu'une partie des plaques qui s'use, l'autre étant comme neuve.

Ainsi, lorsqu'une batterie aurait perdu un peu de sa matière active, on pourrait :

- la vider de son électrolyte, en le réservant,

- la nettoyer de l'intérieur en enlevant la boue de sulfate de plomb accumulée au fond,

- réintroduire l'électrolyte.

Une batterie ainsi traitée retrouverait un nouvel usage, même si sa capacité diminuerait un peu.

Une anticipation d'un circuit de réemploi plus élaboré permettrait dès la conception de pouvoir changer les plaques de plomb.

Le chauffage au Moyen-age

Le chauffage au Moyen-age


En France, pendant tout le Moyen Âge, dés qu’arrivait l’hiver, on grelottait.

Pour trouver un peu de chaleur, on se groupait autour de la cheminée, ou même dedans si elle contenait des bancs de pierre. Et la vie s’organisait devant ces hautes-flammes, ainsi que le décrit Viollet-le-Duc: “Le maître de la maison ou le châtelain, obligé de se renfermer dans son manoir aussitôt le soleil couché, réunissait autour du foyer non seulement les membres de sa famille mais ses serviteurs, ses hommes qui revenaient des champs. 

Une chandelle de suif, de résine ou de cire fichée dans une pointe de fer et la brillante flamme du foyer permettaient aux femmes de filer et de travailler à quelque ouvrage d’aiguille. 

Lorsqu’on sonnait le couvre-feu, chacun allait trouver son lit, et la braise, amoncelée par un serviteur au moyen de longues pelles de fer, entretenait la chaleur dans la salle pendant une partie de la nuit; car le maître, sa femme, ses enfants, avaient leurs lits encourtinés dans la salle; souvent les étrangers et quelques familiers couchaient aussi dans cette salle sur des bancs garnis de coussins, sur des châlits ou des litières.”

Mais dans ces grandes salles dallées, les courants d’air se glissaient partout. Aussi restait-on couvert d’une robe fourrée et la tête abritée sous un chaperon. On haussait le dossier des sièges pour se protéger des vents coulis. Enfin sur le sol, on laissait fermenter des jonchées de paille ou de verdure qui réchauffaient l’air glacial. Dans les palais royaux, un officier nommé le joncheur avait pour charge de renouveler cette litière.

Moyens bien rudimentaires pour affronter des hivers dont certains furent d’une rigueur dont nous avons du mal à nous faire une idée. En 1234, par exemple, Venise se trouvait prise dans les glaces, tous ses canaux ayant gelé. Durant les hivers de 1074 et de 1740, on pouvait patiner du plateau de Langres jusqu’au Havre entre les deux rives de la Seine. 

Le port de Gênes ne fut plus qu’une étendue de glace en 1493, puis le port de Marseille en 1594. A Paris, en 1410, le froid fut tel que des tombereaux passaient dans les rues pour ramasser les cadavres de pauvres gens qui étaient jetés aux portes de la ville afin que les loups les dévorent. La terre avait été tellement durcie par le gel qu’il était impossible d’y creuser des tombes.

Dans leur petite maison, les paysans souffraient moins du froid. Un seul mur séparait la salle commune de l’étable, aussi la chaleur des bêtes profitait à toute la famille. Et dans la cheminée, un feu de bois. Dans certaines provinces, le paysan jouissait du “droit de chauffage”, c’est-à-dire qu’il pouvait couper du bois dans la forêt. Mais s’il était surpris à emporter du bois trop jeune, il risquait l’amputation du pouce car on se préoccupait déjà du déboisement.

Peu avant la Renaissance la cheminée se transformait. La hotte de pierre cédait la place au panneau vertical très haut et surchargé de sculptures, devises, sujets mythologiques ou religieux. Des colonnes ou des cariatides soutenaient le manteau. Le tout prenait des proportions colossales. La cheminée de la grande salle des comtes de Poitiers mesurait dix mètres de large et deux mètres trente sous le manteau.

Les grandes tapisseries des châteaux servaient moins à orner les murs qu’à protéger de l’humidité et du froid. Elles n’étaient pas appliquées contre le mur, comme maintenant, mais suspendues à quelques centimètres de façon à interposer une couche d’air isolante. C’est ainsi que Polonius de Shakespeare put se glisser derrière une tapisserie où Hamlet vint le transpercer de son épée.

Et le combustible? Tant que les moyens de transport restaient rudimentaires on n’employait que le bois. Le charbon de terre et la houille n’étaient utilisés que sur place. En Bretagne, on préférait exposer des bouses de vache contre les murs tournés vers le sud pour le faire sécher, ou encore du varech également séché.

Lien internet : Le chauffage au Moyen-age

Bois de chauffage - conditionnement et prix

Bois de chauffage - conditionnement et prix

On distingue plusieurs types de conditionnement pour le bois de chauffage :

Les bûches : à l'ancienne.
Le tronc d'arbre est coupé en bouts de 33 cm ou 50 cm.

Les bûchettes ou bûches canadiennes ou briquettes :
  
Il s'agit de bois reconstitué au même format que les bûches classiques.
Leur taux d'humidité est seulement de 8 à 10 % ce qui en fait un excellent combustible à fort pouvoir calorifique.

Les plaquettes se présentent sous formes de copeaux :

Il s'agit de bois déchiqueté.

S'utilisent dans des chaudières à alimentation automatique : la chaudière est directement reliée au silo, pas besoin de remettre des bûches tous les 2 ou 3 jours.
Vendues par mètre cube apparent (MAP).
L'un des combustibles bois les moins onéreux 

Elles demandent plus de volume de stockage (en moyenne trois fois plus que les bûches). Un silo de 30 m³ est à prévoir.

Les granulés ou pellets :

Il s'agit également de bois aggloméré, compressé et reconstitué à partir de sciures.

Les petits granulés (2 cm de long) s'achètent en sac ou en vrac et sont plus facilement transportables et manipulables que les bûchettes.

Ils peuvent être stockés dans un silo conçu spécialement.

S'utilisent dans des chaudières à alimentation automatique : la chaudière est directement reliée au silo, pas besoin de remettre des bûches tous les 2 ou 3 jours.



Prix du bois de chauffage


Types de bois de chauffage
Unités de référence
Rendement par unité
Prix par unité
Bûches classiques
Stère*
1 500 kWh
De 35 à 80 €
Bûchettes reconstituées
Tonne
2 500 à 3 900 kWh
De 250 à 350 €
Plaquettes
Stère
1 000 kWh
25 €
Granulés
Tonne
4 800 kWh et +
180 à 230 € en vrac
250 à 300 € en sacs


LA CUISINIERE A BOIS bis

LA CUISINIERE A BOIS 


La cuisinière à bois est avant tout un appareil de cuisson, mais peut également vous servir de chauffage d'appoint.
Une cuisinière bois est un appareil électroménager se constituant de deux éléments :
  • une table de cuisson ;
  • un four.
Équipements de la cuisinière à bois
La cuisinière à bois peut avoir d'un à trois fours (notamment, pour une cuisinière à bois professionnelle). De nombreux types de fours sont envisageables :
  • four à gaz ou four électrique ;
  • au niveau du mode de cuisson : four à convection naturelle ou à chaleur tournante ;
  • dispositif de nettoyage : four à catalyse ou à pyrolyse.
En ce qui concerne les plaques de la cuisinière à bois :
  • sur les modèles les plus simples : il n'y a qu'une seule plaque et elle est en fonte ;
  • sur les modèles de cuisinière à bois plus élaborés : il peut y avoir plusieurs plaques, qui sont alors soit en fonte, soit en acier.
Chauffage avec la cuisiniere bois
Autrefois, la cuisinière à bois était utilisée comme appareil de chauffage à part entière et fonctionnait de la même façon qu'une petite chaudière en alimentant plusieurs radiateurs.
Aujourd'hui elle sert uniquement à chauffer la pièce dans laquelle elle se situe pour les modèles les plus simples, mais certains modèles possèdent un bouilleur intégré qui leur permet de chauffer plusieurs pièces.
Dans ce cas, son rendement est compris entre 50 et 70 %, mais la cuisinière à bois possède une autonomie restreinte.


Cuisinière à bois : quel bois de chauffage choisir ?

On distingue deux familles de bois de chauffage classées en fonction de leur densité :
  • les feuillus tendres et résineux : tels que le pin, peuplier, saule, mélèze, épicéa... ;
  • les feuillus durs, qui sont les plus appropriés pour l'alimentation de votre cuisinière à bois comme le chêne, hêtre, frêne, noyer, arbres fruitiers, charme, bouleau...
Pour sélectionner votre bois de chauffage,gardez en tête les points suivants :
  • Vous devez éviter certaines essences comme le châtaignier qui peut éclater lors de sa combustion, ou encore le sapin qui encrasse le conduit d'évacuation de la fumée.
  • Les feuillus durs sont plus denses, ce qui leur permet de dégager davantage de chaleur.
  • Les feuillus tendres brûlent plus vite.
  • Les résineux peuvent encrasser le conduit de votre cuisinière à bois (formation de bistre).
Prix de la cuisiniere bois

Voici les différents éléments à avoir en tête lorsque vous désirez acquérir une cuisinière à bois :
  • le prix de l'appareil ;
  • l'aménagement d'un conduit de cheminée si vous n'en avez pas déjà un ;
  • l'installation de la cuisinière à bois par un professionnel.

Les prix peuvent donc aller de 500 à 5 000 € sans compter l'installation.

LES CUISINIÈRES À BOIS

 LES CUISINIÈRES À BOIS  


Descriptif de la technologie 

Autrefois très répandues dans les campagnes, les cuisinières servaient à la préparation des repas, au chauffage du local où elles étaient placées et parfois au chauffage d'autres pièces. Certaines cuisinières fonctionnaient comme de petites chaudières de chauffage central alimentant plusieurs radiateurs.


Aujourd'hui, l'arrivée des gazinières à butane et du chauffage central a contribué à leur disparition cependant on trouve encore sur le marché des cuisinières d'aspect plutôt "rétro" et réparties en deux catégories :

Les cuisinières dites « simples » :

Équipées d'un foyer, elles permettent grâce à une plaque en fonte et à un four, la cuisson des aliments ainsi que le chauffage de la pièce dans laquelle elles sont placées.

Les cuisinières à bouilleur ou « cuisinière chaudière » :

Ayant les mêmes fonctions que les précédentes, elles peuvent en plus, grâce au bouilleur intégré, être raccordées à un réseau de chauffage central et / ou alimenter un ballon d'eau chaude.


Quelle que soit la catégorie, elles sont généralement réalisées en fonte ou en acier, le foyer est souvent revêtu de briques réfractaires. Les rendements varient de 50 à 70 %. Ils dépendent non seulement des modèles mais aussi de la qualité de l'installation et du mode de fonctionnement. L'autonomie est de quelques heures.

L'émission de polluants est relativement élevée avec les appareils de conception ancienne, les modèles plus
récents sur le marché, équipés d'arrivées d'air multiples, permettent un meilleur contrôle de la combustion.

Doc. JOTUL France

Fiche rédigée par le : Avantages et inconvénients

AVANTAGES INCONVÉNIENTS

Multiplicité des fonctions (chauffage,cuisson des aliments)
Faible autonomie donc chargements très fréquents (toutes les 3 à 4 h environ)
Surchauffe de la pièce dans laquelle elles sont installées
Encombrement
Prix

Les critères de choix

Les cuisinières doivent être conformes aux normes NF D 32-301 et NF EN 12815 (si équipée d’un bouilleur) relatives aux cuisinières métalliques à feu continu pour combustibles solides.

Elle définit, suivant la nature du combustible utilisé, quatre classes d'appareils :

• Classe 1 M : Cuisinières à feu continu, spécialement adaptées à un combustible minéral solide déterminé ;

• Classe 2 M : Cuisinières à feu continu multi combustibles, utilisant indifféremment des combustibles minéraux solide à faible et à haut indice de matières volatiles, naturels ou artificiels ;

• Classe 1 MB : Cuisinières à feu continu ou mixtes, utilisant un combustible minéral solide et un autre combustible tel que le bois ;

• Classe 2 MB : Cuisinières à feu continu multi combustibles mixtes, utilisant deux ou plusieurs des combustibles minéraux solides indiqués pour la classe 2 M, et un autre combustible tel que le bois ;

Les appareils conformes à cette norme sont désignés par :

− L'appellation, « cuisinières métalliques à feu continu à combustible solide » ;

− La classe, en indiquant le ou les combustibles recommandés ;

− Éventuellement la puissance calorifique et la durée de marche en allure normale de chauffage pour le ou les combustibles indiqués.

Quelques règles d’installation 

Emplacement :

L'appareil sera généralement placé dans la cuisine à proximité du conduit de fumée.

Raccordement du conduit

Le raccordement du conduit de fumée doit répondre aux exigences du DTU 24.1 -

Travaux de fumisterie qui fixe les conditions techniques pour la construction des conduits de fumées et des carneaux destinés à évacuer les produits de combustion des appareils générateurs de chaleur (chaudières, calorifères ou poêles) utilisant les combustibles usuels et destinés au chauffage des locaux, à la production d'eau

chaude sanitaire et aux autres utilisations domestiques individuelles ou collectives.

Les combustibles usuels étant le charbon, les fuels (domestique, léger, lourds n°1 et 2),

les hydrocarbures liquéfiés, le gaz et le bois. Le conduit doit aussi être conforme à l’arrêté

du 22 octobre 1969 relatif aux conduits de fumée desservant des logements.

Dimensionnement du conduit

Le dimensionnement du conduit de fumées pour les appareils d'une puissance inférieure à 65 kW est réglementé par l'arrêté du 22 octobre 1969, il impose une section de conduit minimale de 250 cm² et qui doit, autant que possible, être carrée ou circulaire.

Dans le cas d'un conduit rectangulaire ou elliptique, le grand coté du rectangle ou le grand axe de l'ellipse ne doit pas excéder 1,6 fois le petit coté du rectangle ou le petit axe de l'ellipse.

Installation d'une cuisinière à bouilleur

L'installation d'une cuisinière à bouilleur, de par son raccordement au réseau de chauffage, nécessite plus d'attention. Pour un bon fonctionnement, il faut :

• Installer un vase d'expansion permettant d'absorber la dilatation du fluide caloporteur en cas de surchauffe. Son installation devra répondre aux exigences du D.T.U. 65-11 et de la norme NF EN 12828, il sera :

− Soit ouvert et raccordé à la cuisinière par un tube de gros diamètre ne comportant pas de vanne

− Soit fermé (sous pression), dans ce cas, la cuisinière doit être équipée d'une soupape thermique (serpentin + vanne de décharge)

• Équiper l'installation d'un dispositif qui évite le retour d'eau trop froide au bouilleur (vanne 3 voies, vanne 4 voies…). Une température de retour inférieure à 65°C occasionne des condensations corrosives, de plus ces systèmes permettent une meilleure régulation de la température de l'eau dans les radiateurs

• Choisir une puissance adaptée aux besoins du logement. Un surdimensionnement de la chaudière permet d'augmenter l'autonomie mais diminue nettement le rendement et la durée de vie du matériel. Il est conseillé de faire réaliser le calcul de la puissance (déperditions du logement) par un installateur spécialisé ou un thermicien. Réseau

EF

Ballon d’eau

chaude sanitaire

Cuisinière

Circuit retour

Circuit aller vers autres

radiateurs

vannes d'isolement

disconnecteur

soupape thermique alimentation –

décharge avec sonde

vanne de remplissage en eau du

réseau

purgeur automatique

vase d'expansion "ouvert"

vase d'expansion "sous-pression" (si

soupape thermique)

vanne mélangeuses 4 voies

circulateur

Exemple de schéma de raccordement d’une cuisinière – bouilleur

Conseils d'entretien

Un décendrage quotidien doit être effectué tout en laissant quelques cendres chaudes. Un contrôle visuel de l'aspect des flammes peut permettre d'identifier un dysfonctionnement.

Le nettoyage des surfaces d'échange doit être réalisé une fois à deux fois par mois.

Le bon fonctionnement des organes de régulation (notamment les clapets d'air) doit être contrôlé régulièrement.

Un nettoyage général de l'installation doit être effectué une fois par an.

Ramonage

Le ramonage du conduit doit être effectué deux fois par an dont une fois pendant la période de chauffe. Il doit être effectué par une entreprise qualifiée qui remettra à l'usager,après intervention, un certificat de ramonage.

lundi 5 mai 2014

Réalisation d'un chauffe-eau solaire et bois

Réalisation d'un chauffe-eau solaire et bois

Régis a réalisé un système de récupération de calories mixte bois-solaire. Voici son témoignage...



Introduction

Comme beaucoup de personnes je suis attiré par les énergies renouvelables et l’écologie. Malheureusement, les moyens de concrétiser ses idées ne sont pas nombreux. Un chauffe-eau solaire installé par un professionnel peut coûter aux alentours de 5000 euros cela n’est pas accessible à tout le monde. C’est sans prétentions aucunes que j’ai réalisé une installation comprenant un chauffe-eau électrique modifié en échangeur ; un capteur dans la cheminée, un ensemble de quatre capteurs solaire (à peine terminés), un circulateur et tout un ensemble de vannes et tuyaux. Les informations ont étés prises sur le net.

But du projet

Pouvoir préchauffer l’eau avant qu ‘elle n’aille dans le chauffe-eau électrique ainsi le chauffe-eau électrique qui fonctionne 5 heures par jour en heure creuse devrait fonctionner nettement moins voir plus du tout l’été. Ce que j’espère, c’est préchauffer l’eau chaude sanitaire de novembre à mars avec la cheminée et avec les capteurs solaire le reste de l’année.

Parlons argent

Mon chauffe-eau électrique doit me coûter 300 euros annuel en consommation électrique, j’espère réduire cette consommation de 2/3 soit 200 euros d’économie annuelle. J’achète un nouveau chauffe-eau électrique de 2200 W à environ 160 euros, tuyaux, vannes et divers plomberie 180 euros, un circulateur 190 euros, 80 euros pour retaper les panneaux solaires, 60 euros pour le matériel électrique, soit au total 670 euros (4400 F). Les capteurs solaires m’ont été donnés par un gentil artisan de la région, ils ne sont pas neuf, ils ont une quinzaine d’années, mais avec un peu de rénovation ils feront parfaitement l’affaire. Si mes calculs sont bons, mon installation devrait être amortie sur 3-4 ans.


Détails de l'installation

1 - Modification du vieux chauffe eau électrique

a - Démontage du chauffe eau, il était plein de calcaire environ 5 kg.
b- Je me procure une plaque d’inox alimentaire de 14 cm de diamètre, je fabrique un serpentin avec 10 m de tuyau 14-16, pour les coudes, je me suis fait prêter une plieuse par un ami plombier, je passe les deux extrémités du serpentin dans la plaque inox, je soude 2 raccords et brase le cuivre sur la plaque inox, le chauffe eau sera mis à l’horizontal au cas ou cela fonctionne en thermosiphon. La sortie eau chaude sera inversée par rapport à la position verticale.

Serpentin du chauffe eau électrique
 

Chauffe eau solaire-bois
On peut voir la plaque inox
en haut à gauche de la photo

2 - Fabrication du serpentin pour capter les calories de la cheminée

Je fabrique un serpentin de 12 m de tuyau spiralé glissé le long du tuyau inox d’évacuation des fumées.

Vue générale de la cheminée

 
Gros plan de la trappe avec le robinet de purge

Détails du serpentin 

Vue supérieure de la cheminée

3 - Rénovation des capteurs solaire

Un bon nettoyage s’impose, enlèvement des anciens raccords métalliques (moi, je vais utiliser des gros tuyaux de plastiques, mieux je pense pour la dilatation des panneaux), un peu de ponçage sur les surfaces aluminium, trois bombes de peinture pour pot d’échappement, et deux plaques de poly carbonate alvéolé de 4 ou 5mm.


Panneau solaire à rénover

  

Plastique à changer et peinture à refaire.
4 panneaux de 1m2 devraient suffire pour un chauffe-eau de 200 L.


Les 4 panneaux seront disposés en dessous la cheminée sur le rampant situé au sud-sud-est

4 - Plomberie circulateur

Mes premiers essais en thermosiphon n’ont pas étés concluants, j’ai donc rajouté un circulateur commandé par une régulation.

Jeu de vannes pour choisir le mode chauffe-eau électrique ou electrique + solaire
1ère vanne : arrivée d'eau froide

2ème vanne : arrivée d'eau pré-chauffée
Les 3 tuyaux en cuivre qui partent vers le bas : 
tuyaux pour capteur de la cheminée (il en manque un sur la photo)

Vers le centre de la photo : 
vannes de sorties pour capteurs solaire

Tuyau gris en haut à gauche : 
tuyau vers vase d'expansion jouant le rôle de soupape de sécurité pour le circuit primaire.

Points faibles de mon système

1. Le serpentin du circuit primaire se trouve en plein milieu du chauffe-eau et ne réchauffe que la partie supérieure. L’idéal aurait été d’avoir le serpentin le plus bas possible dans le chauffe-eau.

2. Le serpentin capteur dans la cheminée pourrait être plus long et ainsi apporter plus de calories.

Conclusion

La cheminée préchauffe l’eau du chauffe-eau de 25 à 40°C en fonction du feu, soit de 15 à 30°C gagnés car l’eau du réseau de distribution arrive à 10°C. 

La consommation électrique du circulateur est dérisoire et doit représenter 10 euros l’année. C’est super, l’installation fonctionne à merveille, même sans soleil la température monte à 40°W, et jusqu'à 80°C quand il n’y a pas de nuage. 

Le système fonctionne en thermosiphon, mais les performances sont supérieures avec la pompe.

J’ai commencé l’installation avec du Téflon en rouleau sur les filetages, j’ai tout recommencé avec de la filasse et de la pâte.
Tous les tuyaux ont été isolés.
Les brasures ont étés faîtes au brox pour le cuivre-cuivre, et avec la brasure spéciale pour l’inox-cuivre (l’idéal aurait été de braser à l’argent avec de l’enrobage pour inox). 

Merci ceux qui m’ont donné l’idée et les renseignements (internet) ainsi qu’à celui qui se reconnaîtra pour le chalumeau oxygène-acétylène et divers services rendus.

Galette de sarrasin sans électricité avec pesto d'ortie et noix

  https://www.youtube.com/watch?v=-siM1AVqB2g